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Entrainement qualitatif VS quantitatif en triathlon

En triathlon, on a vite fait de passer, chaque semaine, des heures dans l’eau, des heures sur sa selle et des heures dans ses chaussures de running! C’est un constat par rapport à la majeure partie des autres sports, le sportif triathlète s’entraine beaucoup. Mais est-ce que cela est justifié? Les résultats obtenus sont-ils à la hauteur du nombre d’heures d’entrainement?

N’y a-t-il pas un moyen de mieux “rentabiliser” son temps à l’entrainement et obtenir de meilleurs résultats en s’entrainant moins?

Je me pose alors la question. Ne vaut-il pas mieux privilégier un entrainement riche en qualité plutôt qu’en quantité?

Entrainement qualitatif VS quantitatif en triathlon

Commonwealth Games triathlon held on Beach Road, St Kilda.

Credit photo : Jimmy Harris

 

Le but d’un entrainement qualitatif est d’incorporer, dans la séance, du contenu de qualité. Par exemple, vous pouvez y mettre de la vitesse, des intervalles, de la technique, de la résistance, du renforcement musculaire, etc.

Ceci va à l’opposé des longs entrainements toujours en endurance ou des sorties longues “au tempo”.

L’objectif serait alors de progresser plus pour le même temps passé à s’entrainer voire même, progresser plus en s’entrainant moins. Sympa nonClignement d'œil? Car ce n’est pas toujours facile de coupler sa passion sportive pour le triathlon (qui admettons-le, prend pas mal de temps) avec tout le reste.

Personnellement, si je peux progresser et gagner quelques heures par semaine pour être avec ma famille, vous écrire des supers articles de blog ou tourner des vidéos, grâce à un entrainement qualitatif et donc moins conséquent… vous pouvez être certains que je n’hésiterai pas 1 secondeSourire!

 

Mettre de l’intensité à l’entrainement

De nombreuses études ont déjà montré que les intervalles sont une des meilleures stratégies, si pas la meilleure, pour progresser efficacement en vitesse, en puissance, en VO2max et en résistance à l’effort et donc quelque part en endurance aussi.

Alors que ce soit en natation, en cyclisme ou en course à pied, il est possible de faire des intervalles en alternant des distances courtes à très haute intensité avec des périodes de récupérations souvent égales au temps de travail (un bon ratio sans rentrer dans les détails).

D’ailleurs, si vous n’avez que 3h pour vous entrainer durant la semaine, 1 séance d’intervalles d’1h (échauffement, corps de séance et retour au calme) dans chaque discipline est la méthode qui vous amènera sûrement à la meilleure performance pour le temps passé à l’entrainement.

 

Mettre de la technique à l’entrainement

Vous savez déjà que je suis un fervent défenseur de placer le travail technique en avant dans les entrainements en triathlon. Pourquoi? Car le travail technique a un excellent rapport “temps passé à l’entrainement/amélioration de la performance”! Il a effectivement comme avantage :

  • d’avoir le bon geste adapté à notre morphologie
  • d’obtenir un excellent rendement pour une même énergie déployée
  • d’économiser de l’énergie (n’est-ce pas là le nerf de la guerre en triathlon?Clignement d'œil)
  • d’éviter les blessures
  • d’améliorer, finalement, la performance

Pour aller plus loin sur ce sujet, voici un article très intéressant sur le travail technique en triathlon qui découle sur le travail technique en natation, à vélo et en course à pied!

 

La régularité, une clé pour progresser efficacement triathlon

Dès lors que notre entrainement ne dure qu’1h au lieu d’1h30, de 2, 3, 4 ou 5h, il devient plus facile de s’entrainer plus souvent. Or la régularité dans l’entrainement, c’est véritablement une clé pour progresser en triathlon! Donc au lieu de faire une seule sortie longue de 3h à vélo par semaine, 2 ou 3 x 1h qualitative de vélo sera bien plus bénéfique pour vous et vos performancesSourire

Cela devient alors une question d’organisation mais celui qui choisira la qualité de manière régulière plutôt que la quantité de manière occasionnelle en ressortira gagnantClignement d'œil!

 

La notion de plaisir à l’entrainement

On dira tous, haut et fort, que si nous allons à l’entrainement, c’est par plaisir! Ben oui, sinon on passe pour celui qui en fait de trop… Ou pour le gars qui s’entraine comme un dingue alors que l’envie n’y est pas vraiment. Posez-vous la question… Est-ce que j’éprouve du plaisir à m’entrainer?

Car en faisant du quantitatif, le nombre d’heures d’entrainement devient parfois trop important et on peut se lasser. On finit par en avoir marre de s’entrainer car on sait qu’on est encore parti pour plusieurs heures.

Or quand on sait qu’un entrainement de qualité en triathlon peut ne prendre qu’1 heure, peu importe la discipline… Même à vélo, vous pouvez faire des supers entrainements en 1 heure voire 50 minutes offrant une belle progression!

Il y a alors beaucoup moins de chances de se lasser de nos entrainements. Et on n’a plus besoin d’une fourchette de plusieurs heures de libre pour se dire de s’entrainer correctementClignement d'œil

Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas ditClignement d'œil Il y a des hauts et des bas en terme de motivation lorsqu’on se prépare pour une course. Donc il est évident qu’aller à l’entrainement plusieurs fois par semaine, avec parfois 2 ou 3 disciplines le même jour, ce n’est pas toujours simple! Il faut parfois prendre sur soi et y aller quand même sinon on passe à côté de ce qu’on aime, de ses objectifs, de ses rêves et dans le pire des cas, on va culpabiliser.

Mais quand on y va quand même, le plaisir revient souvent aussitôt qu’on a démarré la séance car on réalise le plaisir que cela procure de faire du sport, simplement, et puis d’accomplir quelque chose dont on sera fierSourire Tant que le plaisir est là, vous êtes sur le bon chemin!

 

Et quid de la quantité alors ?

Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de sorties longues ou en endurance. Je ne dis pas qu’un stage avec 20h d’entrainement est mauvais ou qu’une bonne cyclo de 6h ne vaut pas la peine. Et je dis encore moins qu’il ne faut pas faire de quantité en triathlon. Regardez les pros, pour atteindre les résultats qu’ils ont, ils passent 30 à 45h par semaine à s’entrainer… Donc la quantité, ça finit par payer!

La quantité, ça permet d’avoir un bon socle foncier, d’avoir un bon pourcentage de son entrainement en endurance fondamentale, de faire une bonne période de charge avant une course et de bien se préparer pour les triathlons longues distances ironman ou half ironman.

C’est aussi l’occasion de partager de bons moments avec les copains d’entrainement et de discuter avec eux… car quand on fait des entrainements VMA ou PMA, discuter, ça devient parfois plus compliquéRire

Quand le triathlon est une passion et que celle-ci ne tourne pas à l’excès en vous nuisant (directement au niveau du corps ou indirectement au niveau de votre famille, boulot ou cercle social), il est clair que c’est toujours bon de faire du qualitatif ET du quantitatif.

Par contre, si vous voulez progresser en triathlon et avoir des résultats pour un nombre d’heures d’entrainement minimum… Il faudra absolument, selon moi, privilégier la qualité à la quantitéClignement d'œil

 

Donc finalement, entrainement qualitatif vs quantitatif en triathlon, il y a du bon dans les 2 mais, à choisir, quand mon temps d’entrainement est compté, j’irai toujours en faveur de la qualité…

 

On progresse ensemble et célébrons la magie du triathlonSourire

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Name: Francois Kartheuser

2 commentaires sur “Entrainement qualitatif VS quantitatif en triathlon

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